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dimanche 31 mai 2015

Dame Nature

Tilda m'a proposé "hey, on peut rajouter Mère Nature aux thèmes?"
Et dans ma tête j'ai dit "fuck yeah!".
Ca me donnait un super prétexte pour dessiner une femme (sinon je culpabilise un peu de ne vouloir dessiner que des femmes à moitié nues),  et pis de refaire un peu d'aquarelle, et de faire des fleurs, et m'inspirer de Mucha!

Petit point matériel/technique:
Donc j'ai sorti mon nouveau bloc de papier aquarelle, j'avais envie d'essayer le grain satiné (jusque là j'avais du grain rond).
L'histoire à voulu que ce jour là, je souhaitais m'acheter le strict minimum en matériel, parce que pauvre. Et je me suis retrouvée à sortir du magasin avec plein de trucs pas chers (une vingtaine de mini toiles en carton entoilé, du 10x10 à 10 centime pièce...), et un bloc d'aquarelle à 25euros, parce que je me suis plantée en regardant les étiquettes. Ca fait mal.

Et ben franchement, c'est tout lisse, y'a pas le côté matière, texture, de ce que je travaillais avant, c'est intéressant. Et le papier est collé aux quatre cotés, donc ne gondole pas.
 Et c'est chaaaud! Le papier ne boit pas du tout de la même façon, limite imperméable au début, l'eau de se diffuse pas, reste bien confinée à l'endroit où on l'a posée, sèche trrrèèèès lentement. Et les pigments ressortent vraiment bizarrement.
Après j'ai appris que l'encre réagissait aussi au mélange, mais je crois que le papier n'y est pas pour rien: les pigments se séparent un peu (donc pour mon violet, j'ai un contour un peu bleu, un centre un peu plus rose).
J'ai pas tout bien compris. Je déconseille pour les premiers pas.

Le pas à pas

  • J'ai d'abord effectué un crayonné au crayon bleu, puis j'ai repassé les traits définitifs aux crayons de couleurs pour déterminer les couleurs que je vais utiliser à l'aquarelle après (notamment pour les fleurs de la couronne, me faire une idée de qu'est-ce qui va aller où).
  • Puis j'ai réservé mes blancs à l'aide du pot de gomme qui pue la mort (boucles d'oreilles, petites fleurs blanches dans les cheveux, blancs de fleurs) (et j'ai mis ma main en plein dedans donc ça a fait un gros paté)
  • Ensuite on passe à l'aquarelle (et son lot de "what the hell! Pourquoi tu veux pas boaaaaare?"), les fleurs d'abord (c'était assez arbitraire, je ne sais pas pourquoi j'ai commencé par ça)


  • Ensuite les cheveux, d'abord la couleur de base, un marron que j'ai sorti d'un tube de gouache très dilué car mes marrons aquarelle ne me plaisaient pas, et vu mon ressenti avec le papier, il me fallait du pigment qui tienne et qui ne fasse pas n'importe quoi. On réserve pour les reflets, puis on assombrit, et en dernière instance, un petit coup d'un marron plus orangé pour rendre la gouache moins terne.


  • Ensuite la couleur de la peau (oui, j'ai peut être pas fait tout dans l'ordre académique). Je ne voulais pas faire du coloriage, notamment avec ce papier que je ne maîtrisais pas et qui affiche tous les contours de pose de pigment, qui boit trop vite/trop lentement bref, je me suis dit, sur de trop grandes surface, ça va faire n'importe quoi). J'ai décidé de ne mettre en couleur que les ombres et garder la peau blanche. 
  •  Tout est posé, ne reste plus qu'à peaufiner, on enlève la gomme des boucles, on remplit les trous.
  • On arrange quelques ombres des seins, on retravailles les tétons, les contrastes de la peau, la tunique.
  • J'ajoute des fleurs sur le bas, je suis pas fan, ce n'était pas du tout ce que je voulais faire, plutot en mode fleurs de cerisier, mais j'étais tellement sceptique sur le papier, que j'ai laissé faire n'importe quoi.
  • J'ajoute un fond vert, sinon trop vide, et les blancs ressortaient trop.
  • Les yeux. Ah, les yeux. Bon, avec la photo, le recul, le miroir inversé, je me rends compte qu'il y a un problème, mais quand on passe 4h dessus, on se rend pas compte.


Et une petite mise en situation parce qu'il y avait un joli rayon de soleil, et un vieux bouquet de périphérique.






mercredi 13 mai 2015

Ah, la gouache...

La gouache, 
ou de la galère des couches


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Y'a quelques temps j'ai voulu tenter la gouache, je me suis achetée quelques tubes, j'ai cherché quelques explications sur le net et j'me suis lancée. Echeeeec

C'est super dur, il faut anticiper ce qu'on va faire, avoir des quantités suffisantes de couleur pour pouvoir appliquer des couches homogènes, gérer le mouillé... Bref j'ai fait des erreurs: pas assez de couleur, changement de nuance en cours de route, on voit le tracé des passages du pinceau, ça donne un effet très "plaqué", sans relief. Et pis les couleurs se mélangent, les pigments déposés se réveillent avec l'humidité... 

J'ai aimé:
- l'opacité ! Ce n'est pas possible avec l'aquarelle: peindre des petites fleurs roses sur une chevelure noire, sans passer par une réserve de blanc, bon ben c'est cool. Et j'ai vraiment aimé joué sur ces couleurs de petites fleurs, et le noir très profond.
- le côté un peu fouilli, mais qui me plait, qui fait tableau, des fleurs : pas besoin d'être précise, on évoque par touche et ça fonctionne.
- Jouer sur la texture et les mélanges (cf: les cheveux de blonds sous le chapeau!


J'ai beaucoup aimé faire le chapeau et les cheveux. Je me suis un peu relachée sur le reste, et ça se voit!
Inspiration fin  XVIIIe, une front-zone et une coiffure à l'enfant!
j'aime bien celle là, meme si on y voit plein de défauts, c'est le premier et j'étais inspirée.
Inspiration milieu du XIXe

Bof, j'en suis pas fière, je voulais travailler les aplats bien uniformes, bon pas mal réussi mon objectif, mais bon.
Femme qui rit/baille, inspiration fin XIXe, début du XXe siècle.

vendredi 6 février 2015

Tablette graphique: premiers pas





Pour mon z'anniversaire j'ai eu une belle tablette graphique que je chéris et pour laquelle je fais des offrandes de nouilles sacrifiées sur l'autel de sa magnanimité.



Dès que je l'ai eu entre les mains, j'ai aussitôt voulu en faire l'expérience.
C'est pas évident-évident. D'abord parce que quand on commence à comprendre comment fonctionne l'aquarelle, ben les aplats c'est un autre monde.
  Bon après, y'a plein de façon de faire de l'infographie, mais au touuut début, y'a la brosse opaque, le calque et toi.


Ci-dessous quelques essais de mes premiers pas avec l'engin, avec Gimp, parce que c'est gratuit, et c'est bien gentil, mais je me sens un peu limitée dans son ergonomie.
 
 Là je joue la facilité, mais je voulais d'abord voir comment je me débrouillais sur le trait.
J'ai un problème de pression que je n'ai toujours pas réglé.  
Travail sur les transparences, un calque par couleur.




      Par honnêteté je vous livre aussi les horreurs. Ici on voit donc un essai raté inspiré de Cindy Lauper dans "Girls just want to have fun". Sa tenue improbable m'a toujours fascinée, sa dégaine un peu folle. Je crois que je dessinais sans grande conviction, et ça se voit parce que c'est pas terrible hein. Je l'ai laissé tel quel, aucune envie de m'y pencher plus.




Puis une écolière blonde.
 Là, je me suis dit, au bout de trois dessins, que je pouvais me donner plus que ça.
Donc j'ai vraiment pris le temps de faire un croquis, un line plus élaboré, de faire des aplats ET des ombres/lumières. Je me suis beaucoup inspirée des tutos sur les cheveux qu'on trouve sur internet sur les cheveux types mangas/walt disney. 
Comme celui de Katikut, dont j'aime bien l'univers et le travail: 

  • Ombres et lumières des cheveux au lasso
  • Ombre de la peau adoucie au "doigt" pour le faire se mélanger a la couleur de base de la peau (je ne voulais pas d'ombre qui tranche)
  • Texture tartan pour la jupe, association d'une image de tartan trouvée sur internet et de la couleur de la jupe que je souhaitais par travail sur l'opacité.
  • Le fond est une brosse, je crois "acrylic" en très très gros.

Petit gif pour montrer l'ordre et les différentes étapes, mais en vrai j'ai du fusionner des calques (tels que aplats+volumes ou pour la jupe couleur+texture).


Et pour finir, le lendemain, je récidivais, avec une guerrière celte.



 Comme je n'arrivais pas à être contente des rendus d'aplats, et ben j'ai triché, j'ai fait quelque chose qui s'approche plus de la peinture numérique. J'ai posé des aplats que j'ai travaillé par la suite au "doigt".
 Genre, le sens du détail avec des petits poils faits un par un, ainsi que la cotte de maille en écaille... 
Et j'ai supprimé le line parce que finalement, j'aime mieux sans. Et je crois que j'ai un problème avec les line noirs de manière générale. Mais bon, c'est surement parce que j'ai pas encore le bon mood.

Pour l'arbre de vie derrière, j'ai trouvé un arbre sur google image, que j'ai recopié, puis j'ai appliqué sur la sélection de cette arbre, sur un nouveau calque, une brosse un peu brouillonne, pour faire apparaître l'arbre mais pas trop net.


Et oui, j'aime les visages carrés.




samedi 24 janvier 2015

uhuhuhuh

Petite note sur les collages!




Je suis allée à la Fnac, et loin d'en faire l'apologie, j'ai quand même trouvé un truc bien. Le papier cadeau
J'ai pris deux pochettes, en mode "je me fais des cadeaux à moi même", et en avant guingamp!
Et comme en vrai j'avais acheté des tampons pour enfant sur le thème de nowel, plein d'étoiles et de trucs mignon-kitsch, mais sympa dans le design, et en solde parce que c'est plus du tout nowel, ben j'ai pondu ça, en plus grand:

feutres caca, et tampons encre


Une jeune fille heureuse, et une jeune fille SO... HIPSTER. Le petit cerf était tellement HYPE quoi.

So...Smart

Cette chère HipsterGirl est accompagnée de son Boyfriend, au magnifique noeud-papillotte (mouahaha).
 Oui c'est des dessins très inspirés de Nowel hein.








 Et une femme, aux bijoux-tampons. 
A la base ce sont des boules de noël, mais on pourrait dire des bijoux non ? 
J'ai appliqué l'encre-aquarelle au pinceau pour essayer, mais je crois qu'il faut que je change de méthode, ça s'infiltre dans les rainures et ça bave un peu! Dessin non achevé, je voudrais lui mettre un bandeau coloré en collage.











Moralité: les tampons c'est le bien, ça permet de jolis motifs sans trop se prendre la tête, ça ouvre plein de perspectives dans le dessin tradi.
Moralité 2: le recyclage c'est le super bien.
Moralité 3: le détournement permet des trucs chouette, pour un peu qu'on ait une idée de comment faire...


Puis, un peu plus tard j'ai remis le couvert du collage, mais plutôt avec des inspirations du monde du costume.

Le burlesque, avec l'incontournable corset. 
Comme j'ai mille rubans de satin dans mes tiroirs, ça m'a donné envie de jouer avec. Collés avec une colle toute bête, en tube. Et l'aquarelle ne m'a pas mis trois heures, comme ça peut se voir (je regardais Once Upon a Time) j'avais envie de grands lavis, et de mettre d'abord en avant le ruban.











Et une danseuse des années 20, avec collage de plumes.








Bon il a fallu retailler un peu, et c'est vraiment pas cool de se retrouver avec plein de petits filaments de plumes partout.
Et elle a des pieds pas finis.

Stylo blanc, stylo argenté, crayon et stylo paillette.

J'aime beaucoup l'idée du papier noir, mais jusque là je n'ai pas été hyper contente de ce que j'ai pu en faire, j'exploite mal les possibilités qu'offre ce support.
Je continue d'essayer des trucs, un jour ça va marcher.

vendredi 23 janvier 2015

Let do the time warp again! (2/2)


Deuxième dessin issu de ma procrastination de juin: La fille au coeur cousu  (quelle originalité! bon, le titre vient de sortir de mon esprit).

Qualité de l'image à revoir, mais le format ne passe pas le scanner, donc photo, et j'ai du la prendre genre de nuit, borgne à la lumière d'un réverbère je pense.

Première fois que je prendre du temps pour un dessin. Avant, les dessins c'était en cours. Sauf que c'est difficile de sortir la palette d'aquarelle en amphi.
C'est un peu ça, la révolution qui s'opère en moi: prendre du temps pour faire les choses, y revenir le lendemain, faire des étapes fastidieuses... et surtout, aller jusqu'au bout. Genre, là je peux dire: c'est fini. Dépasser l'étape du crayonné.



Le point technique:
Matériel: Aquarelle, crayons de couleur, crayon de couleur argentée

Ici, j'ai surtout pensé:
  • Sans contour encré: j'ai d'abord dessiné le dessin au crayon, puis j'ai transféré le dessin sur une autre feuille, via la technique de la fenêtre (on voit d'ailleurs les démarcations de scotchs sur les côtés >.<), donc par transparence, j'ai redessiné aux crayons de couleur, les éléments de mon dessin.
  • Choix des couleurs: je voulais appliquer un conseil des trois couleurs, pour avoir une composition homogène qui ne pique pas les yeux et mettre en évidence les différents éléments du dessin: ocre/marron pour la femme, nuances de bleu pour les coupons qui volent et le fond du ciel, rose pour ce qui est cousu/couture + réhausser par le crayon de couleur.
  • Dégradé: du bleu au rose. Là j'ai testé le dégradé à l'aquarelle, mouillé sur mouillé.

Let do the time warp again! (1/2)

Juin 2014:  j'ai beaucoup de temps libre, (ahahah, genre du temps libre en juin quand tu as 10 validations à rendre de 15 pages), alors je sors mon papier aquarelle et je nettoie la vieille palette de ma mère. Elle était super crade. J'y ai inséré tous les petits cubes de pigments, et je me suis lancée.

Voici mes deux premières aquarelles. Les premières de vrai de vrai. Je n'avais jamais touché à l'aquarelle avant ça, j'ai regardé des tutos sur internet.

Petite Poupée:
Le premier, pour tenter l'utilisation du drawing gum, ainsi que les techniques d'aquarelle, qu'on peut nommer "le grand n'importe quoi" pour le fond: utilisation de sel, tache d'encre, gouttes d'eau, goutte de pigment dans de l'eau, souffler sur une goutte, éclaboussure, brosse à dent... Bref plein de trucs pour se lâcher, ne pas avoir peur d'utiliser un peu n'importe comment, et si en plus ça sert l'univers que je veux développer, c'est que du bonus!

Elle n'a pas de nom, mais elle ressemble un peu à une poupée je trouve. C'est un personnage que je dessinais beaucoup en L3 de socio, ainsi que d'autres dans le même univers. 
Leurs caractéristiques: personnages des années 1870, ils portent tous un chapeau haut de forme et une écharpe rayée, et sont accompagnés par une ombre vêtue de même (qui, oui, ressemble par son corps longiligne, à Jack de l'étrange Noël, mais non), qui sourit tout le temps. Il est plutôt bienveillant, bien que semble un peu simple. Il ne parle pas.

 Quelques détails:

 Les broderies des manches, cols, sont inspirés de l'époque, et sont travaillés au feutre à encre ultra-fin. C'est le genre de détails que j'aime bien, qui ne se voient pas vraiment.
Et puis matez-moi ces raccords! La drawing gum laisse des blancs plus importants que le line, du coup j'ai du raccorder le fond avec le contour du personnage, pour ne pas laisser de blancs, et qu'elle s'insère vraiment dans le dessin.


 Ici on voit trois gris différents, l'ombre sur le côté gauche, plutôt gris-rose, le gris de la dentelle gris-bleu, et le gris de l'écharpe, qui est du noir délayé.
Je n'avais pas envie de faire un noir/blanc/dégradés, j'ai introduit quelques couleurs rappel du fond (rose), et contrastant/rappel des yeux (bleu).

Ce que j'ai appris ici c'est qu'une palette de couleurs-souche c'est bien, les mélanges c'est mieux.





 Les trucs que j'aime moins:

  • L'ombre: je voulais faire apparaître l'Ombre, un peu cachée, en arrière plan. J'ai réussi mon coup, mais je le trouve presque trop caché. 
  • La morphologie: elle se casse pas un peu la gueule la demoiselle? Et pis c'est quoi ce drôle de bras? Quelques problèmes de symétrie non?









Fanart: Le combat d'hiver, Jean-Claude Mourlevat


Voila un petit fanart, un peu spoil, du roman Le combat d'hiver, de Jean-Claude Mourlevat, que j'ai fait en septembre 2014.

Couverture et résumé de la quatrième de couverture:
Le Combat d'hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt.
Ont-ils la moindre chance d''échapper aux terribles "hommes-chiens" lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées ? Pourront-ils compter sur l'aide généreuse du "peuple-cheval" ? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange ?
Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu'on dit perdu d'avance. Et pourtant...





C'est un roman que j'ai lu quand j'étais ado et que je squattais la bibliothèque toutes les semaines pour emprunter des bouquins.

Je l'ai relu cette année, et j'ai encore été touchée par la plume de Jean-Claude Mourlevat.
A l'époque, ce qui m'avait plu, c'était la dimension révolutionnaire, le combat pour la liberté, l'espoir à toute épreuve, le courage et la musique. La voix comme instrument moteur de la révolte, fédératrice et mode d'expression. Ca collait exactement à mes aspirations de chanteuse et d'engagée.

Aujourd'hui, ces thèmes me touchent toujours, mais je suis aussi sensible à la qualité d'écriture, l'intrigue surprenante (qui m'a rattrapée à nouveau dans Terrienne, du même auteur), qui ose nous conduire vers des ressorts inattendus (heureux ou malheureux) l'univers construit est très original, que ce soit le pensionnat et les consoleuses, femmes qui assument le lien affectif des orphelins trois fois par an; les hommes-chiens, bêtes mi-homme mi-chien, affreux et touchants; les hommes-chevaux, de vrais hommes au caractère et aux yeux tendres de bourrins. J'ai beaucoup aimé me faire transporter dans ce monde, si proche du nôtre. Je l'aime d'autant plus que la plus grande partie de l'histoire est focalisée sur Helen, qui se partage le focus avec les trois autres adolescents. Elle a peu de choses pour elle, est dans l'ombre des deux leaders charismatiques que sont Milena et Bartolomeo. Et pourtant elle est courageuse et incroyablement loyale. Elle est motivée par son amour des autres plus que par elle même. C'est un personnage de second plan dans la grande Histoire qui se joue, et qui nous est d'autant plus proche.
Deux jolies histoires d'amour, sans guimauve, tendres et naturelles, et plein d'histoires d'amitié.
C'est un beau roman d'espoir, peut être pas des plus réaliste, mais qui ne prétend pas l'être.

Le combat d'hiver, de gauche à droite: Milos, Helen, Bartolomeo et Milena.

Dans ce dessin, premier fanart de ma vie, premiers décors en entier, j'ai voulu faire des rappels:
La statue de cavalier

  • Aux ponts, il y en a partout au travers du roman et ils ont de l'importance: le pont où se rencontrent les protagonistes la première fois, le pont sous lequel ils passent, le pont sous lequel vit les bas fonds, la ville aux mille ponts...
  • Le tablier bleu de Helen au restaurant
  • Les cheveux blonds d'Helen et Milena
  • L'écharpe noire de Bartolomeo
  • Le grand manteau à capuche d'interne de Milena
  • La statue de cavalier








Niveau technique:


les jeux de transparences
Ce que j'ai aimé faire:
  • L'aquarelle: le rendu des transparences pour faire apparaître la ville embrumée, polluée, les effets mouillés.
  • La neige: mélange d'acrylic blanche éparpillée à la brosse à dent, pour les flocons, drawing gum pour quelques zones (comme ci-dessous les pieds), ou tout simplement réserve (lampadaires du pont, statue). Ca demande de vraiment se poser la question en amont sur ce qu'on veut faire. Je ne voulais pas laisser trop de blancs pour signifier la neige, je voulais une neige un peu sale, une neige de ville.
  • Ma statue de cavalier et son socle.
  • La perspective du pont (je suis allée me documenter).
Let it snoooow














Ce qui me plaît moins:(compte tenu de mes lacunes morpho, compositionnelles, techniques)

Bonjour, je n'ai pas de mains.
  •  Je ne suis pas archi fan de la composition, avec du recul. Mais je voulais caser les émotions qui m'ont traversée à la fin du bouquin. Malgré tout, l'image est plus violente et plus triste que ce nous apporte la fin.
  • Je n'aime pas du tout mon encrage des visages. Mais ça c'est assez récurrent.
  • Le bas est un peu vide, je voulais y écrire " Le combat d'hiver", mais j'ai fini par trouver ça en trop. Bref, encore en réflexion.
  • La mise en couleur de Milos. Ce rose détonne un peu trop avec toutes les couleurs fadasses que j'ai utilisé. Mais je ne voulais pas le faire en "gris fantôme". Tant pis. Au moins on le voit bien.
  • En écrivant l'article je me rends compte que j'ai oublié de faire les mains.